Les mobilités douces à Paris

Updated: Jan 17


Actualités et innovations


L’entreprise "Je suis à Vélo",

dont l'objectif est de "faciliter la vie à vélo", a rendu ce week-end une infographie attestant que le véhicule deux-roues occupe une place de plus en plus importante dans le quotidien des Franciliens. En 2020, les trajets à vélo ont augmenté de 66% à Paris et de 54% en Île-de-France. Cependant, Paris ne se situe qu'en 12ème position des villes de France avec le plus de cyclistes par habitant·e. La capitale affiche un score de 4,9%, devancée par Bordeaux (14%), tandis que Strasbourg et Grenoble (17%) se placent en tête du podium.


  • Le baromètre des villes cyclables

La Fédération française des usagers de la bicyclette publie depuis 2017 un baromètre des villes cyclables. Le résultat de la 2ème édition de 2019 a révélé le ressenti des citoyen·e·s sur la cyclabilité de 768 villes dans toute la France. 40% des cyclistes estiment que les conditions de circulation à vélo se sont améliorées dans leur commune depuis deux ans, avec une satisfaction plus marquée dans les grandes villes. Mais, dans le même temps, seules 5,6 % des communes obtiennent une note supérieure à la moyenne. Ces résultats sont encourageants, mais montrent qu’encore beaucoup de progrès reste à faire.


  • Le RER V

L'Île-de-France a annoncé durant la dernière campagne pour les élections régionales son ambition de mettre en place un RER Vélo : un gigantesque réseau de 680 kilomètres de voies cyclables réparties en 9 itinéraires à travers toute la région, avec notamment une rocade à vélo en petite couronne sur des voies sécurisées. Une première partie doit être achevée d'ici 2025, l'autre en 2030. Il sera alors possible de pédaler depuis Cergy jusqu’au centre de Paris en emprunter une seule piste cyclable !


  • L’artisanat à vélo

L’artisanat à vélo, qui a émergé il y a quelques années à Nantes, se développe lentement mais surement à Paris ! Des professionnels tels que les plombier·e·s, serrurier·e·s, électricien·ne·s ou même tapissier·e·s se rendent désormais sur leur lieu d’intervention à vélo cargo, qui leur permet de transporter leur matériel. C’est un atout à Paris, car il n’est plus nécessaire de trouver une place où se garer, payer l’essence, et on évite évidement les bouchons. Au final, les artisan·e·s qui se sont lancé dans l’aventure sont satisfaits et concluent à un gain de rapidité et de ponctualité. Ceux-ci ont même leur association, Les Boîtes à Vélo. Un article intéressant à ce sujet ici.



Tips, comparatifs et bons plans


  • Les différents services de location de vélo

1. Connaissez-vous tous les services de location de vélo en libre-service disponibles à Paris et en région parisienne ?


Le plus célèbre: Vélib

Le plus pratique: Jump

Le plus coloré: Dott

L'hybride: Zoov


2. Pourquoi pas opter pour un vélo en location longue durée ?

Ce système permet de louer un vélo, électrique ou non, pour une période allant de 6 à 48 mois sans frais supplémentaires. Le vélo est donc bien entretenu (si vous en prenez soin), toujours disponible, et de qualité supérieure aux vélos en libre-service. Il existe différentes offres :

  • Véligo : mis en place par Ile-de-France Mobilités, c’est l’offre parfaite pour essayer le vélo électrique sans se ruiner ; 50% de l’abonnement pourra être pris en charge par l’employeur et l’entretien est compris.

  • Decathlon Rent : l’offre est sans engagement après trois mois, et la réparation et le remplacement sont assurés dans les boutiques de la marque.

  • Holland Bikes : l’abonnement est peu onéreux, et il est possible de payer des suppléments pour rajouter des options.

  • Mobeflex : Cette offre est un peu plus chère, mais l’assurance et l’entretien sont compris.

  • Pour les Parisiens très chargés (mais n’est-ce pas un pléonasme ?), Ile-de-France Mobilités propose à la location 500 vélos cargos depuis 2020.

3. Une autre option possible pour se déplacer de manière responsable est la flotte de vélos, bien que celle-ci ne dépende pas de vous mais de votre employeur. Depuis 2016, les entreprises peuvent proposer des vélos gratuitement à leurs salariés, moyennant une réduction de leurs impôts sur les sociétés. Des entreprises telles que Google France, A.P.C., ou encore Le Slip Français offrent déjà ce type de service à leurs employés.


  • Plutôt team vélo ou trottinette électrique ?

Un autre véhicule de mobilité douce est la trottinette électrique, très en vogue ces dernières années, mais aussi sujette à controverse. Alors, trottinette ou vélo ? A vous de juger :


Les + de la trottinette par rapport au vélo :

Moins chère - Plus maniable - Moins encombrante


Les – de la trottinette :

Plus dangereuse - Pas d’emplacement de stationnement précis - La ville de Paris menace de les interdire si le nombre d’accident n’ai pas réduit rapidement…



Un petit comparatif des 3 opérateurs de location de trottinette électrique autorisés par la mairie de Paris :


Lime :

Les + : facile à trouver partout ; forfaits disponibles

Les - : instabilité sur les pavés


Dott :

Les + : confort ; freinage efficace

Les - : difficulté à gravir les pentes


Tier :

Les + : forfaits disponibles ; facile d’utilisation

Les - : le poids


  • Les vélos d’occasion

Sinon, il est possible d’investir dans l’achat d’un vélo d’occasion pour adopter un vélo orphelin ! Le marché parisien regorge de bons plans tels que les marchés aux puces ou même les ventes aux enchères. Ce site recense les meilleurs endroits pour acheter un vélo d’occasion. Deux lieux originaux, fun et responsables où acheter et réparer son vélo d’occasion :

  • SoliCycle, dans le 4e et le 18e : ce sont des ateliers vélos solidaires où chacun peut apprendre à réparer son vélo grâce aux journées d’autoréparation. Vous pouvez aussi y donner vos vélos non utilisés pour qu’ils soient recyclés, remis en état et revendus ou valorisés sous forme de pièces détachées.

  • La Recyclerie Sportive, dans le 17e : des animateur·rice·s sont présents pour vous apprendre à réparer votre matériel ou vous guider lors des reventes ateliers, où des pièces détachées d'occasion sont disponibles à la vente. Des ateliers créatifs et de transformation d'objets sportifs sont également organisés de temps en temps.


  • Les aides financières

Un vélo, c’est un investissement ! Heureusement, il existe des aides qui peuvent vous permettre de vous lancer dans les mobilités douces sans y laisser votre porte-monnaie :

  • Ile-de-France Mobilités propose jusqu’à 500€ de prime à l’achat pour un vélo classique et 600€ pour un vélo électrique.

  • La Ville de Paris propose également une aide de 400€ pour un vélo électrique et 600€ pour un vélo cargo. Il est possible de combiner à la fois l’aide de Paris et celle de l’île de France.

  • L'État accorde également une subvention pour acheter un vélo électrique à condition de déjà bénéficier d'une aide obtenue au niveau local. Le montant de l'aide de l'État est identique au montant de l'aide accordée par la collectivité territoriale, dans la limite de 200 €. Attention, il faut avoir un revenu fiscal de référence par part inférieur ou égal à 13 489 € l'année précédant l'acquisition du vélo pour pouvoir en bénéficier.

  • Enfin, le forfait mobilité durable propose aux employeur·euse·s de rembourser à leurs salarié·e·s un montant maximal de 500 euros par an (exonéré de charges sociales et fiscales) afin d’encourager les salariés à utiliser un mode de mobilité douce pour leurs déplacements domicile-travail. Si l'employé·e fait l’achat d’un vélo personnel, l’employeur·euse peut également lui proposer un remboursement.



Pour finir, un peu d'humour pour digérer toutes ces infos : quelques expressions propres aux cyclistes, à utiliser sur votre vélib’ pour vous sentir pousser un maillot jaune :

  • Avoir la socquette légère : Être en grande forme et appuyer sans difficulté sur les pédales. L'effort est très facile, rien ne pèse, pas même les socquettes.

  • Fumer la pipe (ou le cigare) : Rouler avec aisance, sans se fatiguer. On dit que le·la cycliste grimpe en fumant la pipe ou le cigare.

  • Rouler en facteur : Faire le moins d'efforts possible.

  • Tricoter : Tourner rapidement ses jambes avec souplesse sans trop appuyer sur les pédales. Pour les coureur·euse·s, cette technique permet d'éliminer les toxines accumulées dans les muscles.

  • Coup de grisou : Être victime d'un subi coup de fatigue.

  • Mettre le clignotant : Abandonner la course. S’écarter du peloton discrètement.

  • Danseuse : Être debout sur les pédales et non assis sur la selle. On dit que le·la cycliste est « en danseuse ».

  • Enrhumer ses adversaires : Rouler si vite que, lors du dépassement des concurrent·e·s, ils ressentent un gros courant d'air frais.


À vos deux roues !

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